vendredi 22 novembre 2013

Les mnémocides



« Mnémocide » ; Rassurez-vous, ce néologisme barbare, je ne l’ai pas inventé. Il me vient du titre d’un vieux téléfilm visionné d’autrefois. Il est composé du préfixe « mnéno » qui vient du grec « mnêsia » signifiant « mémoire, et du suffixe « cide » issue du latin « caedo » qui signifie « tuer ». Alors ? Quels sont ces « assassinats de mémoire » ?
Cela m’est venu naturellement à l’esprit quand j’ai entendu un grand journaliste, très renommé, adulé, respecté, Philippe Labro, évoquer, bien évidemment, l’assassinat de Kennedy le 22 novembre 1963. Pour lui, pas le moindre doute, Lee Harvey Oswald est le seul et unique meurtrier du président. Du haut de cette « statue du commandeur » du journalisme français, la vérité historique nous tombe sur les épaules, comme les « dix commandements » tombèrent sur celles de Moïse, au Mont Sinaï ! C’est clair, simple, définitif ! Tous les « mécréants » les « incultes », les « vulgaires » qui oseraient penser le contraire, ne sont que de méprisables et insignifiants « romantiques » (sic) qui se perdent dans des théories « foireuses » de complots. D’ailleurs, c’est simple, il nous le dit avec conviction et assurance ; toutes les enquêtes officielles le confirment parfaitement bien : Pas de complot à Dallas ! Voilà pour l’anniversaire de l’assassinat de Kennedy. Passons au 11 septembre 2001. Là aussi, les « prêtres » de la version officielle claironnent à la terre entière qu’une bande d’affreux terroristes kamikazes ont abattu deux gratte-ciels à New-York, frappé le Pentagone, et fait crasher un avion de ligne dans la campagne américaine. Là encore, pas question de déplacer une seule virgule dans « l’évangile » ayant obtenu l’imprimatur des autorités américaines ! Sinon, vous êtes un affreux  « romantique » des complots. Pire ! Vous pourriez être accusé de complicité « objective » avec ces terroristes ! Car tout a été dit ! Il n’y a plus rien à voir ! Tout le reste ne serait que « pure » imagination.
Tout ceci me rappelle aussi quelque chose d’épouvantable, un cauchemar affreux lu dans un livre génial, « 1984 » de George Orwell. Le héros de ce sombre roman avait comme travail, d’effacer dans les livres, les journaux, les revues, les noms des personnes, les évènements et tout ce que « Big Brother » voulait voir disparaître de la mémoire des hommes.
Mais tout comme les « génocides » les « mnémocides » restent des crimes contre d’humanité.



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