mardi 25 février 2014

PHEME…ta gueule !

Pardon pour ce titre un tantinet vulgaire !  Mais la vraie vulgarité vient du « Léviathan » éternellement jaloux de son pouvoir sur les masses incultes ; c'est-à-dire, pour ne pas les nommer : nos dirigeants politiques.
Comme nous avions depuis quelques décennies un outil extraordinaire entre les mains, (Internet) et que celui-ci permettait au citoyen lambda de s’informer par ses propres moyens, en fonction de ses goûts, de sa curiosité, et de ses opinions, il fallait bien que ce scandale cessa un jour. Ne serait-ce que pour son propre bien ! C’est vrai ! Il y a tellement de choses qu’il ne doit pas savoir car il ne les comprendrait pas. Seule une élite distinguée et habilitée a droit aux « secrets » de certaines connaissances que le « vulgaire » ne peut appréhender sans danger pour lui-même et pour les autres. Plusieurs tentatives furent donc entreprises, sournoisement, dans la plus grande discrétion, pour limiter ce pouvoir trop généreux donné aux masses incultes et sans conscience politique.  Mais rien n’y fit. Ces mêmes internautes, insolents, et batailleurs, dévoilaient les ruses et les projets suspects ! INDECT en fit les frais ! C’est alors que survint le projet PHEME !
C’était tellement énorme, que sur le coup, j’ai cru à un « hoax » comme disent les snobinards anglophones actuels. Mais pas du tout ! Alors tenez-vous bien ; ce projet a pour but de détecter les « fausses rumeurs » et les « mensonges » qui circulent sur l’ensemble de la toile mondiale ! Vaste programme, se serait esclaffé un De Gaulle !
Vous ne rêvez pas ! Je n’écris pas que des conneries, et je vous le prouve :



Le parisien du 19/02/2014

Selon la directrice de l'étude, Kalina Bontcheva, l'objectif est de vérifier en temps réel les informations pour permettre aux gouvernements, services de secours, médias et entreprises de répondre plus efficacement à des rumeurs infondées: «Aujourd'hui, on n'a pas le temps de faire la part entre les mensonges et la vérité (...) et il est difficile d'étouffer un mensonge afin de calmer une situation». Pour une marque par exemple, la moindre rumeur dégradant son image peut être fatale en quelques heures.

Le projet doit identifier quatre types d'informations peu fiables: les spéculations, la controverse, la fausse information et la désinformation. Les chercheurs comptent utiliser trois facteurs pour établir la véracité des données: l'information en tant que telle, un système de vérification via des sources fiables et la diffusion de l'information. Le résultat de cette recherche pourra apparaître sur l'écran de l'utilisateur.

«Nous pouvons déjà traiter un énorme volume d'informations sur les réseaux sociaux, la vitesse à laquelle elles apparaissent et leurs formes - tweet, vidéo, photo, blog,...», selon Kalina Bontcheva. «Mais il n'est pas possible actuellement de les analyser automatiquement, en temps réel, pour voir si l'information est réelle ou fausse et c'est ce que nous voulons parvenir à faire.»

Là où l’on se marre moins c’est de savoir sur quels critères vont être vérifiées les informations ?
Un exemple concret : Le 11 septembre 2001 ! C’est un bel exemple, non ?
Si l’on écrit que se sont les Américains et non pas Ben Laden qui ont commis ces attentats ? Que va-t-il se passer ? On va nous envoyer la police pour diffusion de « fausses rumeurs » ?
Et si l’on écrit que Bush est un criminel de guerre qui mériterait d’être jugé comme tel ?
Est-ce une information « fiable » ou sera-t-elle impitoyablement censurée ?
Ah ! Mais on a assisté déjà à un phénomène intéressant lors du cinquantième anniversaire de l’assassinat de Kennedy ! Ça y est ! Ce n’est plus un « complot » ! C’est un simple quidam, Oswald, qui a tué le président ! Donc si on lit le contraire sur un site, un gros message « rouge clignotant » nous avertira que c’est un gros mensonge ! Quel progrès magnifique ! N’est-ce pas ? Même plus besoin de réfléchir, de compulser des ouvrages différents, des opinions diverses ! Il suffira juste d’énoncer un fait et …..poum ! On saura si c’est faux ou si c’est vrai ! Quelle merveille ! J’imagine la Curie romaine, du temps de Galilée, rassemblée autour d’un écran plat (si ! si ! on peut tout imaginer) et le légat du pape poser la question qui fâche : « est-ce que la terre tourne sur elle-même ? » La réponse fuserait, immédiate : « non » !
Alors que l’on pende ce mécréant de Galilée ! Oui ! Parce que toutes les sommités scientifiques auraient informé le projet « Pheme » de l’époque de l’impossibilité du phénomène ! Quelle belle société que la nôtre ! Vous ne trouvez pas ?

Et pour l’instruction des foules : http://www.pheme.eu/



Enregistrer un commentaire