mercredi 28 mai 2014

La dissidence anti-occidentale



La fin du règne de l’État soviétique s’était illustrée par la fuite, de ce que les journalistes occidentaux nommèrent, les "dissidents". Tous ceux qui fuyaient l’enfer du «paradis» des travailleurs. Pour être encore plus clair, voici la définition exacte de la dissidence et des dissidents:




Un dissident est une personne qui se sépare d'une communauté ou du parti dont il était membre. Il ne reconnaît plus la légitimité de l'autorité (notamment politique) à laquelle il devait se soumettre jusqu'alors.
 Le terme de « dissident » est ainsi utilisé pour qualifier une personne qui conteste de façon plus ou moins radicale le système politique du pays dont elle est résidente.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dissidence

 Le plus célèbre fut Soljénitsyne. Mais il en eu bien d’autres. Et pas que des écrivains. Moi, je me souviens du danseur Noureïev qui devint directeur du ballet de l’opéra de Paris. Il y eut Boukovski et un certain  Alexandre Zinoviev. C’est ce dernier qui va nous intéresser. Pourquoi? Parce qu’après avoir fui le régime le plus effroyable que nous connaissions à l’époque, avoir fui la dictature la plus sauvage, la plus impitoyable, il a cru trouver à l’Ouest,la liberté, le bonheur de vivre enfin retrouvé.
Erreur tragique! Il l’a compris trop tard!

Dans un article intitulé Bref historique de la vie et de l'oeuvre d'Alexandre Zinoviev, Fabrice Fassio, qui travaille depuis 1976 sur l'oeuvre du sociologue russe, note : « À peine l'Union soviétique s'est-elle effondrée que de nouveaux slogans apparaissent et sont diffusés à l'échelle de la terre entière. La mondialisation, la globalisation, le village planétaire deviennent des mots à la mode, en même temps que se renforce la puissance américaine désormais sans rivale. Le bombardement de la Serbie et l'intervention américaine en Irak est interprété par Alexandre Zinoviev comme le signe de la volonté hégémonique des Etats-Unis qui utilisent à leur guise leurs forces armées dans un monde unipolaire. La domination américaine se conjugue avec d'autres phénomènes tels que la puissance des organisations financières internationales, le pouvoir économique des firmes transnationales ou bien une culture et une idéologie vantant dans le monde entier les mérites du mode de vie occidental en général, et américain en particulier. L'américanisation de l'Europe occidentale fait aussi partie des phénomènes qui préoccupent au plus haut point le philosophe russe. Des ouvrages tels que La Grande Rupture ou L'Occidentisme seront publiés en français, mais d'autres livres, La Fourmilière Globale ou bien La Tragédie Russe par exemple, ne le seront pas ».

Voilà un homme qui a connu la dictature, qui SAIT ce qu’est une absence de liberté, qui a fui son pays pour ces raisons graves et qui nous dit que dans cet occident que nous croyons «libre»  non seulement ne l’est pas, mais pire, il se transforme tout doucement vers une tyrannie encore plus inhumaine!
Alexandre Zinoviev est revenu mourir à Moscou, en 2006, sa patrie enfin délivrée d’une tyrannie, mais gravement menacée par une autre: celle du monde occidentale aux mains des tyrans bancaires et sous le bras armé des USA.
Allons nous tous devenir de potentiels «dissidents», comme Boukovski, comme Soljénitsyne, comme Zinoview? Mais au lieu de fuir à l’ouest, devrons-nous notre liberté à la Russie de Poutine? 
Liens : http://www.esprit-europeen.fr/entretiens_zinoviev.html
 http://www.zinoviev.ru/fr/zinoviev-biographie.html
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